Une solution propre en apparence, mais qui peut vous faire renoncer à des droits importants.
Votre employeur vous propose de mettre fin à votre contrat d'un commun accord. Il présente ça comme une solution « propre », sans conflit, avec parfois un package intéressant. Mais avant de signer, il y a une question à se poser : êtes-vous sûr de ce à quoi vous renoncez ?
La rupture de commun accord est un mode de fin de contrat par lequel l'employeur et le travailleur décident ensemble de mettre fin à la relation de travail, aux conditions qu'ils fixent librement. Aucune formalité n'est légalement requise — mais un écrit est fortement conseillé pour éviter toute contestation ultérieure.
En théorie, les parties négocient librement : la date de fin, le montant d'une éventuelle indemnité, la remise des documents sociaux, les clauses de confidentialité ou de non-concurrence.
C'est le risque principal que beaucoup de travailleurs ignorent. L'ONEM considère en principe qu'un travailleur qui accepte une rupture de commun accord n'a pas été mis au chômage involontairement. Cette position peut entraîner une exclusion temporaire des allocations de chômage, qui varie généralement de 4 à 52 semaines selon les circonstances.
Ces sanctions relèvent du directeur du bureau de chômage, qui apprécie la situation au cas par cas. Elles peuvent prendre la forme d'un simple avertissement, mais également aller jusqu'à une exclusion temporaire du droit aux allocations de chômage pour une période de 4 à 52 semaines, en raison de la qualification de la rupture de commun accord en abandon d'emploi sans motif légitime. Cette exclusion peut être assortie ou non d'un sursis total ou partiel.
Cette décision peut faire l'objet d'un recours devant le tribunal du travail.
Notre conseil
Ne signez aucun accord de rupture sans avoir fait évaluer au préalable : le montant de l'indemnité de préavis à laquelle vous aviez droit, le risque d'exclusion chômage, et la valeur totale du package proposé. Notre cabinet spécialisé en droit du travail est là pour vous aider.
Faites-la évaluer avant de signer. Première consultation offerte en cas d'ouverture de dossier.
Contactez-nousRéférences légales
Cet article est rédigé à titre informatif. Il ne constitue pas un avis juridique personnalisé. Article mis à jour en mai 2026.
Le cabinet évalue l'indemnité, le risque chômage et les clauses proposées avant que vous ne vous engagiez.